Le déroulement de l'accouchement

L'ensemble de l'équipe a pour priorité votre sécurité et celle de votre enfant. Dans le respect de ces impératifs de sécurité, nous souhaitons être à l'écoute de votre projet de naissance et que votre accouchement puisse se faire dans le respect de la physiologie

L’équipe médicale et soignante travaille dans le souci de la physiologie de l’accouchement. L’ensemble des sages-femmes est formé à la méthode de Bernadette de Gasquet. Cette méthode consiste à utiliser des positions maternelles pendant le travail et l’accouchement, ainsi qu’un travail sur la respiration facilitant la mécanique du travail, l’engagement du bébé dans le bassin, la naissance et la préservation périnée.

Selon le déroulement du travail et de l’accouchement, nous pourrons également vous proposez des traitements homéopathiques ou des séances d’acupuncture. 

Une analgésie obstétricale (anesthésie péridurale ou rachianesthésie) vous sera systématiquement proposée à l'issue de la consultation avec l'anesthésiste. Un anesthésiste est d'astreinte 24h/24 et toujours disponible pour poser une analgésie péridurale si vous le souhaitez. Si vous ne faites pas ce choix d'analgésie, l'équipe vous accompagnera dans votre choix tout au long du travail. Néanmoins, il est toujours possible d'en faire la demande au cours de l'accouchement. Des alternatives peuvent être proposées à celles qui ne souhaitent pas ce type d’analgésie : analgésie palliative au protoxyde d’azote (MEOPA ou KALINOX), autohypnose.

Lors de l’accouchement, le gynécologue-obstéricien de garde est présent

La grande majorité des accouchements (80% environ) se produit par voie vaginale (voie basse). Dans la plupart des cas, les accouchements se déroulent spontanément.

Lorsque le périné est fragile ou présente un risque de déchirure, une épisiotomie (incision du périné) est réalisée. L'épisiotomie est pratiquée de façon restrictive, c'est-à-dire le moins souvent possible et uniquement dans le but d'éviter une complication. .

Parfois dans l'intérêt de votre bébé ou en fonction des conditions locales, il est possible de recourir à une extraction instrumentale. On utilise différents instruments (forceps, spatules et ventouses obstétricale). Ces techniques sont utilisées en fin d'accouchement, souvent pour accélerer la naissance et uniquement quand cela est nécessaire. 

Une décision de césarienne (accouchement chirurgical par voie haute) peut être prise en cours de travail lorsque l'état du bébé ne permet pas de prolonger le travail ou lorsque les conditions d'accouchement ne sont plus réunies pour aboutir à une naissance dans des conditions optimales de sécurité pour la maman ou le bébé. Parfois, une césarienne peut être programmée avant travail quand il existe des conditions (maternelles ou foetales) qui interdisent un accouchement par voie basse.

 

Le déclenchement

Une décision de déclenchement peut être prise sur indication médicale si il existe une nécessité de terminer la grossesse pour vous même ou votre foetus. Votre médecin vous en indiquera les bénéfices et les risques que vous pouvez en attendre ainsi que les modalités.

En dehors d'une indication médicale, vous pouvez demander un déclenchement de convenance. Le déclenchement consiste à provoquer des contractions de l'utérus pour faire démarrer le travail (c'est-à-dire le processus qui aboutit à l'accouchement).

Cette technique présente des avantages pour l'organisation des familles (présence du père, garde des enfants, transport sans précipitation à la maternité). En revanche, il n'existe pas à ce jour de bénéfice médical démontré. La décision définitive sera prise par un gynécologue-obstétricien ou par une sage-femme.

Les conditions nécessaires pour réaliser un déclenchement sans indication médicale sont : une grossesse d'au moins 39 semaines d'aménorrhée (environ 8 mois et demi) et un col de l'utérus favorable (col ramolli et déjà un peu ouvert). Lorsque ces conditions sont réunies, l'évolution du travail (durée, douleur, anesthésie péridurale, éventualité d'une césarienne, état de l'enfant à la naissance) n'est pas différente de celle d'un accouchement qui se déclenche spontanément.

Accoucher après une césarienne

Il est possible d'accoucher par les voies naturelles après un premier accouchement par césarienne. Aujourd'hui en France, la moitié des femmes ayant eu une césarienne ont une césarienne programmée itérative. Parmi celles qui débutent le travail, les trois quart accouchent effectivement par les voies naturelles.

Certains facteurs influencent les chances de succès d'une tentative d'accouchement par les voies naturelles après césarienne ainsi que les risques de rupture utérine (0.2 à 0.8% en cas d'accouchement par voie basse versus 0.1 à 0.5% en cas de césarienne programmée).

Votre obstétricien pourra vous conseiller à tout moment (suite à votre première césarienne, avant de débuter une nouvelle grossesse, dès le début de celle-ci ou lors du 8ème mois).  Il décidera avec vous de la voie d'accouchement lors de la consultation du 8ème mois. Celle ci sera revalidée par l'obstétricien de garde lors de votre entrée en travail selon les conditions obstétricales.